7 seconds eternity

by Peter Turrini | Théâtre du Rond Point Paris 2017
Theater Montagnes Russes

Hedwig Kiesler. The world knows her by the name of Hedy Lamarr: the most beautiful woman in the world. Again and again, a film sequence unwinds. A woman runs naked in aforest from the left to the right side. With this scene, which lasts exactly seven seconds, Hedy Lamarr has become famous. And it was reduced to that for all eternity. Peter Turrini embarks on an inner search for nature that transcends the frame of birth and death of self-destructed beauty. A poetic dance about one of the most contradictory women in the cinema screen, which transcends a life story to a literary play.

Performance as part of the program series "Le piste d'envol", 05.12.2017 at the Théâtre du Rond Point Paris. With Amira Casar | Directed by Cornelia Rainer | Stage Fiammetta Horvat

TMR about the play
Dans la chambre chez elle. Elle est assise. Elle est seule. Accompagnée de toutes les femmes qu’elle fut. L’actrice devient Hedy Lamar sous toutes ses formes. Cette chambre qui la voit vieillir se dévoile comme sa cellule. Dans les ombres on devine les barreaux de cette vie éloignée des premières étincelles. Ses vêtements accrochés sont le paysage de fond de cet espace. Des indices des vies précédentes de Hedy. L’actrice, les revêt et les dispose suspendue dans l’espace. Comme une femme qui laisserait sa dernière peau pour se métamorphoser de nouveau. Sur les étoffes des images fragmentées vont et viennent. Une route est le motif qui cadence les apparitions d’images. Les verres vides se multiplient et se parsèment sur le plateau. Un vent agite les habits et les images qui y sont projetées. L’espace semble respirer lentement avec Hedy. Le brulé se devine doucement. Les tissus semblent maintenant calcinés et la cendre couvre les pieds nus de l’actrice. L’espace s’éteint, se consume dans les délusions, se ruine délicatement et nous voyons Hedy se revêtir de sa dernière parure : sa collerette sublime d’étoiles.